Category Archives: TRAVAIL

« Le port, c’est un monde dans lequel je me sens exister »

Jean-Paul, agent consignataire au port de Saint-Nazaire
« La société d’agents consignataires au port de Saint-Nazaire travaille 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ça ne s’arrête jamais. Un soir où j’étais d’astreinte, je reçois un appel. Il est 23 heures, je suis tout seul à la maison, devant mon petit écran. Le commandant d’un navire en attente sur rade a un problème. En raison du gros temps, le bâtiment au mouillage a tiré sur sa chaîne. L’ancre est accrochée au fond. »

« C’est vrai qu’il y a une certaine fierté. J’ai envie de dire : Voilà, je travaille là… »

Magali, technicienne de maintenance sur le site du terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne
« Quand vous intégrez un service de maintenance, vous entrez dans une équipe mais vous travaillez aussi avec l’ensemble des services. Cela crée plus d’interactions, et d’échanges, peut-être aussi beaucoup plus de convivialité. […] Ce que j’ai surtout apprécié dans ce nouveau service, c’est la relation humaine, le lien qu’on peut avoir les uns avec les autres. »

Transformer le rêve de bateau en réalité

Yannick, chargé d’affaire « Locaux Publics » aux Chantiers de l’Atlantique
« Je suis chargé d’affaires pour tout ce qui concerne l’aménagement et la décoration des locaux publics à bord des paquebots : le casino, le théâtre, les bars, les restaurants, les piscines et tous les endroits de détente et de distractions où se croisent les passagers. Lorsqu’une commande de paquebot est signée, la conception de ces lieux luxueusement décorés est confiée aux architectes de l’armateur. Une équipe des Chantiers est nommée pour en prendre en charge la réalisation. Mon rôle de chargé d’affaire est donc de piloter cette équipe…  »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet Travail et territoire
en collaboration avec La Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Je ne supporte pas de rester sans rien faire

Sophie, polyvalente en supermarché
« Je commence très tôt, physiquement, c’est dur, et, jusqu’à l’ouverture, je ne suis pas dérangée. Il faut avancer vite parce qu’on a pas mal de tables à faire. Les clients arrivent à 8h30, je me rends alors compte que suis là depuis 5h. Mais j’aime bien aussi quand ils sont là parce qu’ils posent des questions, même si j’avance moins vite quand ils sont nombreux. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet Travail et territoire en collaboration avec La Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Première période de formation en milieu professionnel

Récits de travail de leur première période de formation en milieu professionnel par les élèves de la classe de première année de CAP Agent Accompagnement Grand Âge du Lycée des métiers Brossaud-Blancho.

Paroles recueillies et mises en récit dans le cadre de la collaboration du CCP avec l’équipe enseignante du lycée Brossaud-Blancho de Saint-Nazaire, 2026

Récits de travail au lycée Brossaud-Blancho de Saint-Nazaire

Le CCP poursuit l’activité « Récits de travail dans la région nazairienne » en prolongeant la démarche en direction des scolaires, en particulier des élèves du lycée professionnel confronté·es à l’entrée prochaine dans le monde du travail. En collaboration avec l’équipe enseignante, Frédérique Lamblin, Marilaure Mahé et Pierre Madiot interviennent au lycée professionnel Brossaud-Blancho.

Lectures publiques des récits de travail

Dans le cadre du projet Récits de travail mené avec la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! le CCP poursuit le temps de restitution de la parole récoltée des travailleur·euses de la région de Saint-Nazaire. Nous vous invitons à une nouvelle lecture publique :

  • DIMANCHE 7 JUIN 2026 à 16h
    au Kiosque du Jardin des plantes de Saint-Nazaire

Lectures publiques : Le travail raconté par celles et ceux qui le font

Vendredi 1er mai 2026 nous avons proposé des lectures déambulantes au cours de la manifestation de la journée internationale de luttes pour les droits des travailleurs et travailleuses de Saint-Nazaire… et oui pas une simple fête du travail… alors les mots, ça change quoi ???
Les mots quand ils sont justes et bien choisis, ce sont des phrases qui ont un sens, des mots qui touchent comme les récits de travail.

Moteurs géants pour centrales nucléaires

Pierre, employé chez MAN Energy Solutions
« (…) lorsqu’on m’a demandé d’effectuer le suivi du moteur PC42 Pielstick qui équipait le paquebot Artania (…). Le navire avait commencé à naviguer avec ses passagers. Depuis mon poste de travail à Saint-Nazaire, je devais prévoir des séquences de maintenance en fonction du programme de navigation de la croisière, puis envoyer les équipes sur place et organiser une noria de pièces correspondant aux besoins des visites-éclairs à chaque escale. Or une escale dure quatre jours. Au moment du départ, le bateau n’attend pas. Tout doit être prêt. ».

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet Travail et territoire
en collaboration avec La Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve

Fernand, clown-marcheur
« Être clown c’est comme si on voyait tout pour la première fois, un état d’éveil, d’étonnement, de merveilleux. On invente des tas de choses à partir de là et on apprend à faire avec. Et ça remonte à notre enfance.
Je pense être avant tout un clown poétique qui s’émerveille des choses, qui les prend comme ça, au quotidien, et les transforme pour leur donner encore plus d’émotion. Mais l’émerveillement devant la beauté des choses ne peut pas faire le silence sur nos défauts, nos échecs de la vie courante. Le clown butte dessus, s’y confronte, les assume en quelque sorte. ».

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet Travail et territoire
en collaboration avec La Compagnie Pourquoi se lever le matin !

En visite à la cantine de TotalEnergie

Lundi 9 février 2026, le CCP était à la cantine de TotalEnergie avec son CSE.
Les premiers travailleurs et travailleuses passent devant le stand éphémère du CCP, prennent leur plateau-repas et leurs couverts. Certains jettent un regard, d’autres ne le remarquent pas, mais tous entendent : « Bonjour, vous connaissez le CCP?» Les réponses fusent : « Oui, non, c’est quoi ? »

« Travailler à Saint-Nazaire » : le recueil de textes et photographies des récits de travail

Depuis 2022 la compagnie Pourquoi se lever le matin ! publie des récits réalisés dans la région de Saint-Nazaire sur le thème Travail & Territoire. Depuis 2024, le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire s’est associé à cette démarche en recueillant des récits de travail et en les partageant au cours de nombreuses lectures publiques.

Quelques-uns de ces récits s’échappent des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies.

La technologie permet de produire des raisonnements même si ce ne sont pas du tout des raisonnements humains

Jean-Baptiste, informaticien… entre autre
[…] Au début de ma carrière, passionné par le microprocesseur – ce circuit avec les millions de transistors – je voulais comprendre comment le processeur allait exécuter au plus vite et le mieux possible les instructions que je lui donnais. À cette époque, je suis complètement technocentré. À la fin de ma carrière, au contraire, j’explique aux informaticiens : « Votre utilisateur n’en a rien à faire de savoir comment marche votre truc. Ce qu’il veut c’est quelque chose qu’il comprenne tout de suite, un écran sur lequel il a une prise et qui s’occupe de leur problème…»

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet Travail et territoire
en collaboration avec La Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Tatoueuse : un métier-passion

Iza, tatoueuse
Je n’oublie pas que je travaille sur le corps de quelqu’un et que ce que je vais y graver ne s’effacera pas ! Si quelque chose ne plaît pas, je peux faire évoluer le projet, mais je veux que ça reste « mon dessin ». Ce à quoi le client est en droit de répondre : « Oui, mais c’est mon tatouage »… Il faut trouver un juste équilibre entre mon style personnel (…) et le désir du client de s’approprier son tatouage comme un élément de sa propre identité…

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Les lumières de la ville sont un service public

Laurent, électromécanicien au service de l’éclairage public et syndicaliste
« C’est comme ça que je conçois le service public. Et que je le défends. Mais je dois dire que les usagers ne sont pas faciles avec nous. Quand l’éclairage de la rue est en panne pendant deux ou trois jours, ça gueule. Les gens ne se rendent pas compte que nous n’y sommes pour rien si le chef nous a envoyés ailleurs, ni que nous ne sommes plus que trois équipes, une par camion. Les gens se plaignent. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Manœuvrer une masse de plusieurs tonnes réclame beaucoup d’énergie et de concentration

Kévin, opérateur chez un sous-traitant dans l’industrie du bassin nazairien
« La journée de travail commence quand le team leader me donne une opération à faire en binôme. On ouvre alors la tablette qui contient des directives écrites et des dessins techniques qu’on doit respecter de manière précise, étape par étape. J’ai donc devant moi une grosse pièce à laquelle je vais assembler d’autres pièces en effectuant des serrages plus ou moins forts sur les vis et les boulons. […] Comme il y a des normes industrielles, ce travail réclame un petit peu de connaissances de la part de l’opérateur. Mais, grosso modo, il s’agit de dérouler un programme un peu comme on suivrait un mode d’emploi ou une notice de montage. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Prendre du plaisir dans son métier, c’est le plus important

Nicolas, horloger
« Dans mon métier, il n’y a pas de place pour la médiocrité. Les pendules anciennes, les réveils, les montres sont des objets précieux, parfois très chers. […] Je m’occupe de les réparer, de leur rendre leur lustre ancien en repolissant un verre, en remettant complètement en état un mécanisme ou simplement en changeant un joint. Ce sont des tâches qui se répètent de semaine en semaine mais dont la variété, tout au long de la journée, rendent le travail captivant. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

« Ce que nous voyons, c’est qu’ils sont toujours présents avec leur bonne humeur »

Dominique, bénévole à la maison de quartier La Chesnaie-Trébale pour les cours d’alphabétisation
« Les migrants dont nous nous occupons n’ont jamais été scolarisés dans leur pays. Ceux qui possèdent malgré tout quelques rudiments en matière de lecture et d’écriture découvrent un nouvel alphabet et une écriture de gauche à droite. Quelques-uns n’ont aucune notion. Nous formons donc des petits groupes de quatre ou cinq personnes de niveau équivalent qui se répartissent dans cette grande salle. Surtout pas de cours magistral ! »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Les gâteaux de Denis

Denis, pâtissier
« Je voulais vivre du produit de mon travail, être maître de ma production et la vendre. Ne pas avoir à employer de personnel, d’être obligé d’investir sans cesse dans l’acquisition de nouveau outils. Au contraire, je voulais réduire au maximum le travail administratif ; adapter ma production pour en vivre correctement et non l’inverse. Avoir le plaisir de produire de mes mains, être en relation avec la clientèle. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Récits de travail : ateliers autour du collectage et de la mise en récits

Le CCP vous invite à participer à l’une, à plusieurs ou à la totalité des différentes étapes de la production et de la diffusion de récits de travail.
Vous souhaitez participer au collectage de récits de travail et/ou aux lectures publiques ? de façon régulière ou occasionnelle ?
Le groupe se réunit dans le local du CCP (10 place P. Bourdan à St-Nazaire) le 2e jeudi de chaque mois :

  • La prochaine date : jeudi 18 juin 2026 de 17h à 19h.

Poursuite de l’activité « Récits de travail dans la région nazairienne »

En 2025 / 2026, le CCP vous propose de déployer ensemble projet « Travail et territoire dans la région nazairienne » qui s’est déroulé l’an passé.
Nous vous invitons à participer à l’une, à plusieurs ou à la totalité des différentes étapes de la production et de la diffusion de récits de travail.
Nous avons envie de prolonger la démarche en direction des scolaires, en particulier des élèves du lycée professionnel ou des classes post-bac, confronté·es à l’entrée prochaine dans le monde du travail. N’hésitez pas à nous solliciter !
Vous souhaitez participer au collectage de récits de travail et/ou aux lectures publiques ? de façon régulière ou occasionnelle ?
Le groupe de travail se réunira dans le local du CCP le deuxième jeudi de chaque mois de 18 h à 20h : (Les premières réunions sont prévues les 9 octobre, 13 novembre et 11 décembre).

« Pour une fois, tous les ouvriers des Chantiers avaient été conviés à la cérémonie du lancement du Queen Mary 2 »

Laurence, décoratrice aux Chantiers de l’Atlantique
« La période où j’arrive sur les bateaux est celle de la finition, après que les métallos ont assemblé les blocs de tôles dans les hangars et les ont amenés avec les portiques géants pour les souder les uns aux autres comme un jeu de construction colossal. J’interviens pendant le dernier quart de la construction. […] Pendant plusieurs mois, j’assiste ainsi à sa lente transformation, jusqu’au moment où survient une dernière accélération où tout se met en place. Et ce qui était un pur assemblage de tôles brutes devient un lieu de vie confortable, séduisant, parfois somptueux.  »

Lectures publiques des récits de travail du projet « Travail et territoire »

Dans le cadre du projet Récits de travail : « Travail et territoire mené avec la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! le CCP poursuit le temps de restitution de la parole récoltée des travailleur·euses de la région de St-Nazaire.

Nous vous invitons à une nouvelle lecture publique :

  • DIMANCHE 18 MAI au Jardin public de St-Molf
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