Monthly Archives: septembre 2025

Tatoueuse : un métier-passion

Iza, tatoueuse
Je n’oublie pas que je travaille sur le corps de quelqu’un et que ce que je vais y graver ne s’effacera pas ! Si quelque chose ne plaît pas, je peux faire évoluer le projet, mais je veux que ça reste « mon dessin ». Ce à quoi le client est en droit de répondre : « Oui, mais c’est mon tatouage »… Il faut trouver un juste équilibre entre mon style personnel (…) et le désir du client de s’approprier son tatouage comme un élément de sa propre identité…

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Les lumières de la ville sont un service public

Laurent, électromécanicien au service de l’éclairage public et syndicaliste
« C’est comme ça que je conçois le service public. Et que je le défends. Mais je dois dire que les usagers ne sont pas faciles avec nous. Quand l’éclairage de la rue est en panne pendant deux ou trois jours, ça gueule. Les gens ne se rendent pas compte que nous n’y sommes pour rien si le chef nous a envoyés ailleurs, ni que nous ne sommes plus que trois équipes, une par camion. Les gens se plaignent. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Manœuvrer une masse de plusieurs tonnes réclame beaucoup d’énergie et de concentration

Kévin, opérateur chez un sous-traitant dans l’industrie du bassin nazairien
« La journée de travail commence quand le team leader me donne une opération à faire en binôme. On ouvre alors la tablette qui contient des directives écrites et des dessins techniques qu’on doit respecter de manière précise, étape par étape. J’ai donc devant moi une grosse pièce à laquelle je vais assembler d’autres pièces en effectuant des serrages plus ou moins forts sur les vis et les boulons. […] Comme il y a des normes industrielles, ce travail réclame un petit peu de connaissances de la part de l’opérateur. Mais, grosso modo, il s’agit de dérouler un programme un peu comme on suivrait un mode d’emploi ou une notice de montage. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Prendre du plaisir dans son métier, c’est le plus important

Nicolas, horloger
« Dans mon métier, il n’y a pas de place pour la médiocrité. Les pendules anciennes, les réveils, les montres sont des objets précieux, parfois très chers. […] Je m’occupe de les réparer, de leur rendre leur lustre ancien en repolissant un verre, en remettant complètement en état un mécanisme ou simplement en changeant un joint. Ce sont des tâches qui se répètent de semaine en semaine mais dont la variété, tout au long de la journée, rendent le travail captivant. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

« Ce que nous voyons, c’est qu’ils sont toujours présents avec leur bonne humeur »

Dominique, bénévole à la maison de quartier La Chesnaie-Trébale pour les cours d’alphabétisation
« Les migrants dont nous nous occupons n’ont jamais été scolarisés dans leur pays. Ceux qui possèdent malgré tout quelques rudiments en matière de lecture et d’écriture découvrent un nouvel alphabet et une écriture de gauche à droite. Quelques-uns n’ont aucune notion. Nous formons donc des petits groupes de quatre ou cinq personnes de niveau équivalent qui se répartissent dans cette grande salle. Surtout pas de cours magistral ! »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Les gâteaux de Denis

Denis, pâtissier
« Je voulais vivre du produit de mon travail, être maître de ma production et la vendre. Ne pas avoir à employer de personnel, d’être obligé d’investir sans cesse dans l’acquisition de nouveau outils. Au contraire, je voulais réduire au maximum le travail administratif ; adapter ma production pour en vivre correctement et non l’inverse. Avoir le plaisir de produire de mes mains, être en relation avec la clientèle. »

Parole recueillie et mise en récit dans le cadre du projet
Auteurs associés en Pays de la Loire

Récits de travail : ateliers autour du collectage et de la mise en récits

Le CCP vous invite à participer à l’une, à plusieurs ou à la totalité des différentes étapes de la production et de la diffusion de récits de travail.
Vous souhaitez participer au collectage de récits de travail et/ou aux lectures publiques ? de façon régulière ou occasionnelle ?
Le groupe se réunit dans le local du CCP (10 place P. Bourdan à St-Nazaire) le 2e jeudi de chaque mois :

  • La prochaine date : jeudi 7 avril 2026 de 17h à 19h.

Poursuite de l’activité « Récits de travail dans la région nazairienne »

En 2025 / 2026, le CCP vous propose de déployer ensemble projet « Travail et territoire dans la région nazairienne » qui s’est déroulé l’an passé.
Nous vous invitons à participer à l’une, à plusieurs ou à la totalité des différentes étapes de la production et de la diffusion de récits de travail.
Nous avons envie de prolonger la démarche en direction des scolaires, en particulier des élèves du lycée professionnel ou des classes post-bac, confronté·es à l’entrée prochaine dans le monde du travail. N’hésitez pas à nous solliciter !
Vous souhaitez participer au collectage de récits de travail et/ou aux lectures publiques ? de façon régulière ou occasionnelle ?
Le groupe de travail se réunira dans le local du CCP le deuxième jeudi de chaque mois de 18 h à 20h : (Les premières réunions sont prévues les 9 octobre, 13 novembre et 11 décembre).

« Pour une fois, tous les ouvriers des Chantiers avaient été conviés à la cérémonie du lancement du Queen Mary 2 »

Laurence, décoratrice aux Chantiers de l’Atlantique
« La période où j’arrive sur les bateaux est celle de la finition, après que les métallos ont assemblé les blocs de tôles dans les hangars et les ont amenés avec les portiques géants pour les souder les uns aux autres comme un jeu de construction colossal. J’interviens pendant le dernier quart de la construction. […] Pendant plusieurs mois, j’assiste ainsi à sa lente transformation, jusqu’au moment où survient une dernière accélération où tout se met en place. Et ce qui était un pur assemblage de tôles brutes devient un lieu de vie confortable, séduisant, parfois somptueux.  »

Frédérique Manin

Un grand changement pour le CCP. C’est l’heure de la retraite pour Frédérique Manin notre animatrice lecture-écriture.
Depuis 2017, elle a fait vivre et développé les Points-livres pour les agent·es de la ville de Saint-Nazaire, elle a été l’âme du prix Pelloutier et elle a organisé les résidences CCP d’autrices et auteurs à Saint-Nazaire.
Toutes ces années, c’est avec un dynamisme sans faille qu’elle a cherché à rendre le livre accessible à toutes et à tous sur les lieux de travail, les établissements scolaires, les cafés, les librairies…