N’efface pas mes cercles : le troisième roman d’Emma Marsantes
La romancière Emma Marsantes a été accueillie en résidence par le CCP en 2023-2024. Après la publication de ses deux premiers romans, sa résidence dans la région nazairienne lui a permis de faire ses recherches pour le dernier volume de sa trilogie. N’efface pas mes cercles sera en librairie à partir du 20 août.
Une mère éphémère (2022) et Les fous sont des joueurs de flûte (2024) restituaient en les transfigurant des épisodes vécus par l’autrice.
N’efface pas mes cercles fait œuvre d’invention en remontant le temps. Porté par une langue unique, concrète et brute, imagée et atmosphérique, ce roman intense et virtuose, fulgurant, confirme le grand art d’Emma Marsantes.
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N’efface pas mes cercles
En librairie le 20 août 2026 / 160 pages – 19,50 euros – Éditions Verdier
Un petit garçon se noie sur une plage française de l’Atlantique au début du vingtième siècle.
Beaucoup plus tard, deux jeunes gens, nés dans les années trente et dont l’un est issu de cette famille endeuillée, s’unissent alors que tout les opposait.
Mia, leur fille, double de l’autrice, va retracer cette histoire sur quatre générations, depuis la perte de cet enfant jusqu’ au suicide de sa mère au début des années quatre-vingt.
Elle explore son histoire familiale : les guerres, les deuils, les défaites comme les succès, ce qu’on lui a raconté, ses propres souvenirs… elle interroge, aussi, ses intuitions. En transcrivant ainsi une épopée orale, elle en garde les mystères, les lacunes, et mêle ce que l’on peut expliquer à ce que l’on ne comprendra jamais.
Dans cette saga fulgurante, à travers une succession de portraits et de scènes marquantes, Mia fait de ses ancêtres des personnages intemporels et des figures universelles.
La quatrième de couverture
1980, une femme se suicide dans un appartement cossu. Dans les années cinquante, elle s’était unie avec un jeune homme à qui tout l’opposait.
Explorant son histoire familiale, la narratrice tente de démêler les raisons de ce drame et dresse ce faisant le portrait d’une société aux prises avec ses démons : le patriarcat, la guerre, la colonisation, les injonctions à la réussite et au bonheur.
N’efface pas mes cercles remonte le temps à la recherche des destins brisés et restitue avec force l’atmosphère des époques traversées. Cette saga bouleversante confirme le grand art d’Emma Marsantes.
La presse en parle
- Livres hebdo, juin 2026, par Laëtitia Favro
