Résidence de Velibor Čolić : La soirée lecture musicale du 19 janvier

Une promenade, une caravane musicale, aux confins de l’Europe, sur les cendres de l’Empire ottoman. Anecdotes et histoires sur les gens et les instruments.
Également un voyage avec ce peuple nomade, Roms ou Tziganes et leurs orchestres pour les mariages et funérailles.
À propos de racines mixtes et d’une seule certitude. La terre appartient d’abord aux nomades.

C’est ainsi que Velibor Čolić nous à inviter à une balade balkanique le 19 janvier à La P’tite Scène des Halles.

La promenade musicale à travers les Balkans (une dénomination géographique qu’on aime utiliser de ce côté-ci de l’Europe mais qui pour les pays concernés se définirait selon une anecdote de Velibor Čolić comme «Les Balkans… c’est les autres.») a commencé par la découverte d’un groupe récent néerlandais chantant en russe de la musique Klezmer.

  • Amsterdam Klezmer BandLimonchiki (de l’album éponyme de 2001)

Velibor Čolić nous a fait ensuite découvrir l’hymne de la communauté Rom interprété par le «roi des Roms» décédé dans la misère en 2008.

Le parcours musical nous a transporté en dans une petite ville de Macédoine d’où est originaire le groupe, pour entendre la musique orientale rom des fêtes (mariages, circoncisions, enterrements).

Velibor Čolić a rappelé qu’avec l’empire Ottoman, l’islam était une des religions de notre continent depuis le XIVe siècle, mais que les femmes avaient toujours eu une place forte et d’importance dans les chansons traditionnelles. Comme dans celle-ci qui raconte la réponse de la femme à l’homme qui l’appelle pour qu’elle lui prépare un café et son lit pour son retour à minuit : « pour le café, oui mais pour le lit, il est occupé. »

C’est ensuite la découverte du sevdah, un genre typiquement bosniaque qu’on a l’habitude de présenter comme le fado des Balkans.

Le périple musical s’est terminé avec la «reine de la musique tzigane», mère adoptive de 47 enfants pour de les sortir de la pauvreté.

Avec cette promenade musicale et la lecture du début de sa comédie pessimiste Ederlezi, nous espérons que Velibor Čolić a donné à toutes et à tous l’envie de se plonger en littérature et en musique dans les traditions musicales de cette Europe orientale.

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